Incarnation



 

 

Incarnation

 

Tu dors, mais ton cœur veille, car il est embrasé

D’une ardeur insondable et d’un feu dévorant,

De tendresse infinie, d’un amour si ardent,

Et ton âme respire un parfum de rosée.

 

Ton jeune corps si pur, vierge et ensommeillé

Qui vibre de la vie en tes veines coulant,

En cette nuit bénie de ce lointain printemps

Va connaître l’inouï, l’adorable baiser.

 

Le Souffle de l’Aimé est passé sans un bruit,

Il t’a tout doucement enlacée contre Lui

Et t’a très tendrement demandé ton accord.

 

Alors dans un élan qui nous vaut le Salut

Tu as donné ton oui, tu as donné ton corps,

Et le Verbe chez nous, chez les siens est venu !

 

© Fanch Deaubour

 

Le 25 mars 2009, en la fête de l’Annonciation

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